Pourquoi je cours ?

Marc

Marc

Tout a commencé par un pari un peu fou entre amis en 2005. Faire un marathon, et qui plus est le terminer, alors que je n’avais jamais fais plus de 10 kms lors de mon footing dominical, quelle drôle d’idée ! A la réflexion, au delà du pari, c’est plus un défi personnel et une façon de se prouver que l’on peut aller au bout de son projet sans toutefois savoir ce qui nous attend vraiment…

Je pars donc à l’aventure pour mon premier marathon en septembre 2005, le marathon du Médoc : « le marathon le plus long du monde » selon les uns (du fait de la difficulté du parcours), « le plus festif » pour les autres (pour sa convivialité extraordinaire). Une grande aventure avec au départ « la boule au ventre » (la même qu’aujourd’hui encore, avant le départ de chaque marathon) et la question : comment va se dérouler la course ? Mon corps ne me trahira-t-il pas à un moment ou à un autre ? Comment vais-je vivre le mur des 32 kms, comment vais-je finir ensuite les 10 derniers kms ?

Pour ce premier marathon, ma préparation aura été très courte : après mes premiers 10 kms en course à Moulis, en juin 2005, juste un été à courir pour découvrir cette épreuve début septembre. Préparation faite alors essentiellement de sorties plus ou moins longues et quelques peu fractionnées.

Le premier marathon bouclé, on éprouve une grande fierté de s’être surpassé, d’être allé au bout de soi et de se découvrir des ressources insoupçonnées ainsi qu’une capacité de résistance à la souffrance importante.

Cette souffrance, bien présente pendant les 12 derniers kms, fait partie de la course, on l’accepte, et on éprouve à l’arrivée un sentiment très personnel de satisfaction. La « performance » alors prend une valeur toute relative tant le corps a souffert et je me demande alors à chaque fois si j’aurai la force dans refaire un.

Pourquoi je cours encore ?!

Depuis ce premier marathon, j’en ai bouclé 6 autres (3 fois Paris en 2006, 2007 et 2008, le Médoc à nouveau en 2006, Lège Cap Ferret en 2007 et New York en 2008). Je n’ai bien sûr aucun mérite particulier quand on regarde le palmarès de beaucoup de coureurs amateurs qui ont bouclé plus de 20 marathons durant ces dernières années.

MarathonOn éprouve simplement tous la même chose. Le même sentiment nous habite. Recommencer encore et encore, s’entrainer toujours plus et mieux pour aller toujours plus vite. Et rester devant les copains ! (si possible…!!!)

Avec le temps les entraînements deviennent plus perfectionnés, les conseils du cardiologue mieux compris et surtout mieux appliqués. Le plan d’entraînement devient lui aussi plus difficile. Tout cela dans l’unique but de gagner quelques secondes au kilomètre pour, au final, battre son record perso. de quelques secondes ou de quelques minutes.

Toute cette rigueur d’entraînement, et toutes ces heures passées à courir, cette souffrance physique que l’on s’impose pour le jour J être face à son « Everest » personnel… On est à la fois plein de certitudes « je vais faire un résultat car je me suis bien entrainé », et de doutes « à quel moment mon corps va-t-il me trahir ? ».

Après 7 marathons, je peux dire que j’ai vécu des expériences totalement différentes : le marathon terminé dans la fourchette de temps souhaitée mais dans la difficulté et on se dit alors que l’on ne vous y reprendra plus, le marathon galère avec une belle course et soudain le « mur » qui vous frappe et vous laisse avec un gout d’inachevé et enfin le marathon où tout se déroule parfaitement, où vous battez votre record mais où vous vous dites finalement que vous auriez pu aller plus vite !…

La quête est donc compliquée et tellement pleine d’imprévus qu’elle ne laisse aucun coureur indifférent.

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